Témoignage

2026-07-12 Camp été : sortie des « Tamalous » du camp BFC

Le 12/07/2026 par Edit Marek

Au camp d'été du Comité Régional BFC à Villar-d’Arène, je n'ai pas organisé des sorties, car depuis un moment je monte très doucement les pentes et je ne voulais pas faire attendre du monde. Nous randonnions à deux avec Thierry.

Samedi soir, à l'apéro Myriam me demande ce que je vais faire dimanche ; je lui explique qu'une petite randonnée est prévue avec 12 km et 600 m max de dénivelé, pour voir deux lacs de l'autre côté du col du Galibier.

Elle me dit qu'elle serait intéressée, car elle a eu des problèmes intestinaux et ne veut pas s’engager dans une grande sortie. Sophie se joint à nous également. Le matin nous les prenons à leur gîte et nous partons vers le col du Galibier.

En descendant de l'autre côté du col, nous voyons déjà de loin que le parking de Plan Lachat est bien plein.

Nous trouvons une place et nous commençons à monter doucement sur le sentier qui monte direct. Moi je traîne derrière, je surveille mon cœur, je ne veux pas le laisser monter à plus de 140 pulsations/minute, Myriam traîne avec moi. Nous passons devant le camp militaire et le col des Rochilles, et nous montons vers les lacs. À 20 m des lacs, Myriam déclare qu'elle ne va pas aller plus loin et elle se met à l'ombre d'un rocher pour nous attendre. Nous arrivons au col, c’est tellement beau les lacs que je me dis « Nous aurions dû prendre le sac de Myriam pour qu'elle puisse voir le panorama ».

Thierry propose de redescendre et de l'aider à monter. Ils arrivent vite, et nous nous posons dans l'herbe.

Il était prévu de faire le tour des lacs, le Grand Ban et le Lac Rond et si possible jeter un coup d’œil sur le lac de Clarée.

Thierry et Myriam restent là, je pars avec Sophie, les lacs sont magnifiques, nous faisons vite le tour, les deux nous attendent couchés dans l'herbe.

Nous redescendons un peu sur le retour, pour nous mettre à l’abri du vent pour manger. Myriam et Thierry ne mangent pas, ils ont mal au ventre. Nous prenons la route pour redescendre pour ménager les genoux. C’est un peu plus long, mais plus confortable. Il y a beaucoup de monde sur le chemin. Nous apercevons des grimpeurs, plusieurs cordées sur les falaises, ils sont minuscules dans les parois immenses du Pic de l'Aigle.

Plus nous descendons, plus Thierry traîne. Il a de plus en plus mal au ventre. Je lui prends sa gourde et son lourd appareil photo de son sac. Arrivé à Les Mottets, il y a pas mal de voitures garées là, il s'assoit et dit qu'il ne peut pas aller plus loin. Je lui laisse mon sac et redescend chercher la voiture. Le chemin est très chaotique pour monter, mais finalement ça passe. Arrivée en haut je le trouve couché, avec du monde autour, qui le mettent dans la voiture. La descente sur le chemin il a très mal, il se contorsionne partout. Ça secoue beaucoup et à Plan Lachat je récupère les filles.

On nous conseille de descendre à Valloire où il y a un centre médical. Il y a du monde sur la route, Thierry me presse, mais je ne suis pas une pilote de formule 1 moi. Les filles appellent le 15 et on nous oriente finalement vers l’hôpital de St-Jean de Maurienne, c'est à 40 km mais bon nous y allons.

Arrivé sur place, Thierry n'a plus mal au ventre, la crise est passée. Mais nous le décidons tout de même à entrer aux urgences. Il est rapidement pris en charge et nous l’attendons. Sophie ne se sent pas très bien, elle a mal aux oreilles, suite à la descente de 2000 mètres de dénivelé, et mal au cœur, car elle a pianoté sur son téléphone dans les virages. Et des virages il y en a sur la route de Valloire.

Et nous attendons. Parfois Thierry m'envoie des messages, il attend de passer une radio, mais il y a beaucoup d'urgences qui arrivent, les pompiers, l'hélico.

Au bout de quelques heures, il dit qu'il va voir le médecin et il va sortir sans radio.

Nous nous sommes réfugiées dans le couloir, où il n'y a pas de soleil.

Finalement il arrive et nous allons pouvoir rentrer. Il veut même conduire la voiture, mais je lui refuse. Nous partons pour 2000 mètres de montée, Sophie a mal aux oreilles.

Nous arrivons au camping vers 9 h du soir et je vais voir Serge pour lui dire que nous sommes bien rentrés enfin.

La nuit Thierry fait encore une crise, j'appelle le 112, mais je ne me sens plus capable de reprendre la voiture pour l'amener à Briançon. Au bout d'une demi-heure la crise passe.

Le lendemain nous décidons de rentrer.

Myriam c’est bien remis de son dérangement intestinal, Sophie n'a plus mal aux oreilles et Thierry doit faire des examens complémentaires pour voir ce qui s’est passé.







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